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10 octobre 2008

Commentaires

Benoît Granger

Il y a un point de départ très juste dans ce raisonnement : c'est celui qui part de la valeur ajoutée, VA. Si les activités financées par la MF ne produisent pas une VA conservée par les clients (ou plutôt les clientes) de l'IMF, ça ne sert à rien.

De plus, la VA en question est toujours (ou presque !) dans le fait d'ajouter à des activités "de base" (pêcher le poisson, faire faire des veaux à sa vache) des activités plus riches, mais qui demandent des capitaux : une machine à secher le poisson, un abattoir pour les veaux, etc

Donc le besoin devient ici plus costaud que celui de l'IMF de base ; c'est une fonction "fonds propres" que l'on recherche.

Mais alors les paysans ou les pecheurs vont se trouver rapidement confrontés à ceux qui sont déjà installés sur ces marchés. Comment fait-on avec la concurrence ? comment éviter qu'ils se fassent sortir au premier incident (un investisseur par exemple qui modernise son usine de poissons)et surendettés en plus ?

Tant que le modèle est celui du "Libre Marché" tout plat, tout seul, je ne vois pas bien comment ça fonctionne sur le moyen - long terme ! Tant qu'il n'y a pas une autorité publique (et démocratique de préférence !) qui fait des arbitrages en faveur des pauvres pour la seule et bonne raison qu'ils sont pauvres, je ne vois pas les Croyants du Marché faire une démonstration vraiment significative !

Au moins on évite dans ce schéma les naïvetés atroces des sectateurs de la Fortune BOP, à la base de la pyramide : la pensée forte d'un certain Prahalad, qui explique ingénuement que les pauvres sont tellement nombreux qu'ils en deviennet d'excellents clients pour les grandes compagnies. il suffit de leur vendre le shampoing en doses individuelles, et ils auront les moyens de le payer !

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